CosyFood

Effets de la particpation

Quels effets de la participation à une recherche en co-création ?

Plusieurs effets de la participation ont été identifiés.

  • Une meilleure appropriation des résultats au sein de chacune des filière

Consultation producteurs de la Vivrière {JPEG}« Notre participation en tant qu’organisation la définition des principes et critères, et également des indicateurs et des seuils, a permis une meilleure compréhension et appropriation des résultats des évaluations. En interne à nos filières, le crédit accordé aux résultats de l’évaluation est d’autant plus important que les parties prenantes ont également été impliquées à chaque étape du processus. Ces acteurs ne se voient pas appliquer une grille d’évaluation externe qui serait éloignée de leurs réalités. On détient alors une marge de manœuvre plus importante pour agir sur base des résultats, avec nos parties prenantes ».

Les effets de l’évaluaton sur le Réseau des Gasap
Les effets de l’évaluaton sur Färm
Les effets de l’évaluaton sur la Vivrière
  • Gagner en crédibilité au sein du secteur

« Notre crédibilité au sein du secteur peut aussi être renforcée par l’expertise générée par la participation au processus de recherche et d’évaluation. Ce statut d’expert s’ajoutant à celui d’acteur de terrain peut s’avérer intéressant dans le cadre des relations avec les pouvoirs publics ou des organisations partenaires ».

Présentation des résultats au Rabad Day {JPEG}« Cette crédibilité renforcée passe notamment par la capacité à construire des argumentaires non plus fondés sur des intuitions ou des intentions mais sur base de mesures chiffrées, issues d’un travail de terrain et de recherche approfondi et méthodologiquement fondé. La notion d’interdépendance entre les critères et indicateurs de durabilité, appuyée par le référentiel, est ici une base solide pour défendre le projet de société porté par les alternatives ; l’opérationnalisation de ce référentiel par la mesure des indicateurs apporte les données tant nécessaires aujourd’hui pour pouvoir influencer le débat public ».

« On peut aussi affirmer que la participation au processus d’évaluation est pour nous un vecteur d’empowerment individuel, en participant au processus (compréhension de la durabilité, apprentissages concrets sur le fonctionnement des filières et des pratiques et performances de durabilité), mais surtout organisationnel, au niveau du renforcement des capacités d’action de nos organisations : le fait d’avoir été consulté pour l’évaluation de la stratégie Good Food en est une illustration »

Enfin, l’auto-évaluation, par la transparence de la présentation des résultats, tant positifs que négatifs permet aussi aux acteurs du projet de se poser (vis-à-vis de l’extérieur comme en interne) en acteurs du changement et dans des Systèmes Alimentaires Alternatifs (SAA) évolutifs.

  • Des apprentissages croisés

Cocreation - large {JPEG}« J’ai baigné dans les processus participatifs depuis une vingtaine d’années, mais j’ai sans doute pris plus conscience à travers la participation au projet de la valeur et de la richesse que la co-création permet. L’apprentissage, l’utilisation, l’intégration et la formation aux pratiques d’intelligence collectives, l’influence de la facilitation externe et les méthodes RAP sont à intégrer davantage pour encore améliorer les modes de travail ensemble. Un autre domaine d’apprentissage a été à travers la réflexion sur la durabilité, de l’approfondissement et de la compréhension des caractéristiques des différents SA, de leurs avantages et/ou limitations. Et à travers cela se dégagent des opportunités ou envies d’action, d’expérimentation d’autres manières de faire. Enfin, une évolution personnelle d’une vision plus environnementaliste au départ vers plus d’intégration de l’importance des liens, des autres éléments sociaux mais aussi économiques et territoriaux de la durabilité ».

« Ce travail nous a permis d’échanger des points de vue, d’envisager des questions qu’on ne se posait pas, mettre en lumière d’autres points d’attention et cela nous a enrichi et permis de proposer quelque chose de plus abouti ».

cocreation - petit groupe {JPEG}« L’idée n’est pas que chaque personne/collectif/système repasse par le même processus que le nôtre, mais le fait d’y être confronté et de se positionner par rapport à cela : ce sera ça le parcours/processus d’évaluation. Que ce soit avec nos producteurs, nos consommateurs, nos collègues et à l’avenir des personnes externes à celles impliquées au moment de la création du référentiel, le fait de devoir se positionner enclenche la réflexion et la discussion ».

Cocreation - contents {JPEG}« Le projet m’a permis de clarifier la perception que j’ai de la durabilité des systèmes alimentaires. A travers le travail d’identification et de structuration des principes et critères de la durabilité et des échanges liés à ces questions, nous avons confronté nos visions avec ce qui est majoritairement fait lorsque que l’on évalue la durabilité : séparer en trois piliers. Or les dimensions qui composent la durabilité sont liées, imbriquées les unes dans les autres. Seule une approche qui prend en considération l’ensemble des dimensions de la durabilité et les liens entre elles permet de comprendre et d’expliquer les impacts environnementaux et sociaux : c’est ce que je retiens comme apprentissage à la fin de cette année. »

  • Des pratiques à reproduire

« Le fait d’avoir une réflexion sur les pratiques, chaque fois, ça génère des petits pas en avant, par rapport à la durabilité (j’ai l’impression, chez tout le monde). Par exemple, un producteur qui se dit ‘ allez, maintenant que vous avez posé la question, je vais y réfléchir’. Les interrogations que nous avons séparément, chaque fois, ça oblige à se positionner par rapport à cela. Soit pour une meilleure application, soit pour un changement de pratique ».

cocreation - fin de temoinage {JPEG}« On était déjà dans un projet qui se voulait participatif et inclusif, mais le fait de participer à ce projet de co-création a pu renforcer cet aspect chez nous. Le fait d’organiser plusieurs moments de consultations, de rencontres autant avec des client·e·s que des fournisseurs a permis de créer des moments de dialogue et a ainsi eu une influence sur la manière dont nous sommes perçus. Ces différents moments de consultations, cumulés aux quelques initiatives que nous avions déjà ont inscrits ces moments au rang « d’habitudes ». Aussi, par rapport à la co-création avec d’autres initiatives alimentaires, cela renforce notre attitude et volonté de construire ensemble et se rassembler »